L’e-commerce grandit 10 fois plus vite que le commerce traditionnel en France !

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Le secteur de l’e-commerce se porte bien et ce n’est plus une surprise. En 2014, la société Oxatis spécialisée dans l’étude des évolutions et des tendances du e-commerce en France présentait un e-commerce grandissant 5 fois plus vite que le commerce traditionnel français. Cette information a peine vieille d’un an est déjà dépassée. Toujours en pleine et continuelle expansion, cette année le e-commerce va grandir 10 fois plus vite selon Oxatis. Mais une question persiste, quel est le profil type de l’e-commerçant ?

Un e-commerçant à 37% féminin

L’étude réalisée par Oxatis (en partenariat avec KPMG) révèle que le patron type d’un site marchand de TPE/PME est un homme (63%) âgé de 35 à 49ans (50%). Cette étude nous informe également que l’e-commerce est un secteur où la proportion de femmes dirigeants des sites marchands de TPE/PME (37%) est supérieure à celle (25-30%) de TPE/PME dirigées par des femmes.

L’e-commerce : un secteur surprenant

Champions de l’exportation, aujourd’hui 52% des e-commerçants (TPE/PME) exportent contre seulement 8% des PME françaises. Un chiffre non négligeable qui s’explique par l’importante visibilité que leur offre leur site internet. Sur les 79% de marchands qui déclarent profiter de la visibilité de leur site pour vendre à l’international, 27% affirment traduire leur site dans le but de vendre aux consommateurs finaux et 52% disent profiter de la visibilité du site français pour se faire connaître auprès des distributeurs internationaux.

 Le E-commerce représente donc un secteur qui permet de dynamiser les exportations françaises, selon Oxatis.

Infographie_Oxatis_Exportation

Les principaux secteurs d’activité du e-commerce sont : « maison, jardin », « beauté, bien être », « mode » et « culture, loisirs ». Or depuis peu, on voit apparaître une nouvelle tendance, l’émergence du BtoB dans le top 5 des activités du e-commerce. Cette montée en puissance se reflète dans les chiffres puisque 49% des marchands vendent aux professionnels et 9% d’entre eux vendent uniquement en BtoB.

Contrairement à ce que laisse penser la position dominante de Google sur le marché du web, plus de la moitié des petits e-commerçants n’utilisent pas les services payants de Google. En effet, 61% des marchands préfèrent privilégier le référencement naturel Google, l’intégration de places marchés ou encore par exemple l’envoi d’emails.

L’effervescence du m-commerce et du « Web To Store »

Exploitants tous les canaux de vente à leur disposition, les e-commerçants adoptent massivement le mobile. 72% des marchands affirment disposer d’une boutique mobile, et 71% d’entre eux y ont enregistré des ventes qui représentent (pour 44% d’entre eux) déjà plus de 5% de leur chiffre d’affaires global. Les consommateurs sont donc de plus en plus adeptes du m-commerce.

Infographie_Oxatis_mcommerce_WebToStore

L’apparition du mobile dans les parcours d’achat n’est pas sans conséquences. Désormais internet entre dans le magasin physique avec le concept du « Web to Store ». Alors que certains affirmaient que le commerce en ligne allait surpasser le commerce physique, on assiste plutôt à l’émergence d’un nouveau phénomène : désormais ces deux concepts de vente sont difficilement dissociables et l’e-commerce met son activité en ligne au service du commerce traditionnel. En effet, 51% des marchands affirment avoir perçu un impact positif du virtuel sur le physique. 52% des sondés ont également constaté une hausse de la fréquentation en magasin et 58% une progression des ventes physiques. La notion de ROPO (Research Online, Purchase Offline) n’est plus un mythe, les boutiques en ligne augmentent les ventes hors ligne.

L’e-commerce, un marché plein d’avenir

L’e-commerce est sans aucun doute un marché prometteur et porteur. La FEVAD recense 157 300 sites marchands actifs pour 2014. Au total les français auront dépensé 57 milliards d’euros sur internet soit une hausse de 11% en un an. Pour 2015, La FEVAD prévoit une progression de 10% en ce qui concerne les ventes sur internet et ce grâce à une offre toujours grandissante et un nombre de cyber-acheteurs qui ne fait que croître. En 2015, 9 e-acheteurs sur 10 envisagent d’acheter autant ou plus sur internet qu’en 2014. Cette année le marché du e-commerce devrait même franchir la barre des 60 milliards d’euros!

Léa Bulteau