E-commerce en France : quel bilan tirer en 2018 ?

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Mardi 5 février 2019, la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance (FEVAD) a dressé le bilan du e-commerce en 2018. Décryptons ensemble les derniers chiffres et tendances de ce marché qui devrait passer le cap des 100 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2019.

92 milliards d’euros dépensés sur Internet en 2018

Avec des ventes en ligne en augmentation de 16% en octobre et 14% en novembre, le mois de décembre n’aura pas eu la croissance espérée par les commerçants français (8%). Malgré une fin d’année mouvementée, les acheteurs ont tout de même été au rendez-vous, ce qui a permis au e-commerce de croître de 13,4% en 2018.

Comme en témoigne l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie du 4ème trimestre 2018, les e-acheteurs sont toujours plus nombreux à être séduits par le e-commerce. Ils sont 38,2 millions à avoir commandé des produits/services en ligne l’année dernière, soit 822 000 acheteurs de plus en un an. Malgré un panier moyen toujours en baisse (60 euros), plus d’1,5 milliard de transactions ont été réalisées en ligne. Soit une progression de près de 20,7%, contre 20,5% l’année dernière.

Le e-commerce continue également d’attirer de nouveaux acteurs sur le marché. Selon la FEVAD, 21 800 sites marchands ont été créés en 2018 (+12,6%), pour totaliser aujourd’hui près de 200 000 sites marchands actifs.

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Podium des sites e-commerce : Amazon, Cdiscount, Fnac

A l’occasion de cette conférence, Médiamétrie et la FEVAD ont communiqué les sites marchands les plus visités en France. En 2018, près de 70% des Français ont visité chaque mois au moins un des sites et/ou application de ce top 15 e-commerce. Si Fnac fait son retour sur le podium, les pure players Amazon et Cdiscount, quant à eux, maintiennent leur position.

Comme le révèle une étude récente réalisée par la FEVAD, l’engouement pour les marketplaces est toujours aussi fort de la part des cyber-consommateurs. Ainsi, un e-shopper sur quatre a passé commande sur une place de marché au cours des six derniers mois.

Amazon arrive en tête des sites plébiscités par les e-shoppers (pour les secteurs de la mode, les produits culturels, les produits électroniques et électroménager, la beauté santé, et les meuble & décoration), devant Cdiscount, Fnac, Rakuten, eBay et le chinois AliExpress.

Le m-commerce encourage le parcours omnicanal

A ce jour, 39% des e-shoppers réalisent des transactions depuis leur smartphone (Enquête FEVAD/CSA). Equipés de leur smartphone, les acheteurs s’en servent pour effectuer de multiples actions : s’informer sur un produit/service avant de l’acheter (56%), suivre une commande sur Internet (56%), rechercher et localiser des boutiques physiques (52%).

A ce sujet, Marc Lolivier (Délégué Général de la Fevad)indique que « L’audience des sites au 4ème trimestre confirme l’explosion de l’usage du smartphone chez les e-acheteurs. Ainsi, et pour la toute première fois, 80% des sites e-commerce du top 15 voient la part de leur trafic mobile dépasser celle de l’ordinateur. Cette évolution de l’ordinateur vers le mobile est plus qu’un simple changement d’écran. Elle entraîne de véritables changements de comportements auxquels tous les sites marchands vont devoir s’adapter très rapidement pour répondre aux nouvelles attentes que cela fait naître chez les consommateurs ».

Si le m-commerce attire de plus en plus de consommateurs, ces nouveaux usages soulèvent certaines problématiques liées au commerce en ligne. Sur l’ensemble des acheteurs, 57% souhaitent disposer de transactions sécurisées et 47% de la sécurisation de leurs données personnelles.

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E-commerce et retail, duo gagnant

D’après une enquête Oxatis, 80% des entreprises dont l’activité est à la fois online et offline, observent un impact positif de leur site e-commerce sur leurs magasins physiques (80% en 2018, contre 56% en 2016). Ainsi, 60% des PME constatent une hausse de plus de 10% de leur chiffre d’affaires en point de vente physique, après le lancement de leur boutique en ligne.

En plus des magasins physiques, les boutiques en ligne offrent également une plus forte visibilité aux e-commerçants qui souhaitent développer leur activité à l’international. Pour preuve, les marchands en ligne exportent cinq fois plus que la moyenne des entreprises françaises.

D’après la FEVAD, le commerce électronique français devrait passer le cap des 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019.

Sources : FEVAD, Médiamétrie, CSA
Image : Pexel

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Maud Leuenberger

Editorial Project Leader @lengow